Mission Mars 2020 : c’est le grand jour

Mission Mars 2020 : c’est le grand jour

Plus que jamais, cet été 2020 est placé sous le signe de Mars puisque pas moins de trois missions ont été programmées pour partir explorer la planète rouge. https://8fe4014733aed45083cf410df022788a.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html

Les Emirats arabes unis ont ouvert le bal le 19 juillet en envoyant la première sonde arabe interplanétaire de l’histoire, nommée « Al-Amal » (« Espoir »), afin d’étudier l’atmosphère de la planète. La Chine, dont les ambitions spatiales sont de plus en plus solides, a fait son baptême martien avec la mission « Tianwen-1 » (« Questions au ciel »), en expédiant le 23 juillet une sonde et un petit robot téléguidé.

Perseverance, 9 ans après Curiosity

Mais c’est la mission américaine Mars 2020, qui doit décoller aujourd’hui de Cap Canaveral en Floride, qui est assurément la plus ambitieuse puisqu’il s’agira de collecter des échantillons de sol martien et de les ramener sur Terre lors de plusieurs autres missions. Un défi colossal auquel participent les Européens, avec la fourniture de plusieurs instruments clés sur le nouveau rover Perseverance, petit frère de Curiosity, lancé en 2011. Le nouveau rover est, notamment, équipé d’une caméra SuperCam, conçue à Toulouse.https://8fe4014733aed45083cf410df022788a.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html

Cette ruée vers la planète rouge n’est toutefois pas inédite : notre plus proche voisine a, en effet, accueilli depuis les années 1960 plusieurs dizaines de sondes automatiques, américaines pour la plupart, en orbite ou au sol, dont beaucoup ont échoué. Et depuis les années 2000 et la découverte prouvant que de l’eau liquide y avait coulé en surface, l’attrait va crescendo, et Mars est devenue la priorité des explorations spatiales. Une course autant scientifique que géopolitique, là aussi marquée par la rivalité sino-américaine. https://www.youtube.com/embed/MFyv8mtRPCA?feature=oembed&enablejsapi=1

« C’est la seule planète où l’on a la chance de détecter une forme de vie passée, et plus nous accumulons des connaissances, plus l’endroit est prometteur. On sent que quelque chose de palpitant s’approche, et qu’il faut en être ! », analyse ainsi Michel Viso, exobiologiste au Centre national d’études spatiales (CNES) pour expliquer l’engouement autour de Mars.

Les États-Unis, l’Europe, l’Inde, la Chine, les Emirats, et en 2024 le Japon qui enverra une sonde explorer Phobos, l’une des lunes de Mars comme avec la Lune, chacun cherche à marquer des points dans cette quête, pour s’affirmer comme une puissance scientifique et spatiale. Seuls les Américains ont réussi à ce jour à faire atterrir des robots intacts sur Mars : quatre atterrisseurs (fixes), et quatre rovers (Pathfinder, Spirit, Opportunity et Curiosity, le seul encore en vie).

La SuperCam toulousaiine
La SuperCam toulousaiine © CNES/TRONQUART Nicolas, 2018

Tous en tout cas caressent un rêve, lointain : celui de « contribuer à l’aventure de l’exploration humaine sur Mars, qui représente la frontière ultime où l’homme pourra se rendre, d’ici 20, 30 ou 40 ans », indique Michel Viso. L’objectif d’un vol habité sur Mars n’est pour l’heure sérieusement envisagé qu’aux Etats-Unis, les seuls à avoir lancé des études détaillées sur la faisabilité d’une telle aventure. Mais à laquelle d’autres nations pourraient s’associer. Les Emirats envisagent par exemple la construction d’une « Cité des sciences » reproduisant les conditions environnementales de Mars en vue de l’établissement d’une colonie humaine d’ici 2117…

Nous n’en sommes pas encore là et aujourd’hui – si la météo le permet – les regards se tourneront vers la fusée Atlas V de United Launch Alliance, puis à partir du18 février 2021 vers la planète rouge où Perseverance commencera son incroyable collecte.

Le retour des échantillons pas avant… 2031

Perseverance prépare un moment très attendu par les scientifiques : le retour d’échantillons martiens sur Terre. Le prochain segment de cet incroyable objectif sera assuré par le programme Mars Sample Return (MSR)… Arrivée des échantillons sur Terre envisagée en 2031 », indique le Cnes. C’est qu’une fois que le rover Perseverance aura collecté des échantillons de sol martien – des carottes scellées dans des tubes et rassemblées par petits groupes – il faudra les renvoyer sur terre. En 2026, deux missions partiront de la Terre pour cela.
La première mission consistera à envoyer sur Mars un atterrisseur SLR américain et un nouveau rover européen baptisé Fetch. Celui-ci ira récupérer 31 tubes collectés par Perseverance puis retournera à son point de départ pour installer les tubes au sommet d’une petite fusée Mars Ascent Vehicle (MAV) dans un conteneur de la taille d’un ballon de basket. Le défi pour les scientifiques sera de faire décoller cette fusée qui ira placer le conteneur en orbite de la planète rouge.
C’est là qu’interviendra la seconde mission : le satellite américano-européen ERO qu’elle enverra vers Mars devra capturer le conteneur, qui sera sécurisé dans une sphère étanche elle-même installée dans une capsule. Cet orbiteur entamera alors le long voyage de retour vers la Terre qu’il devrait approcher en 2013. Il larguera la capsule qui devrait atterrir dans le désert de l’Utah. Son contenu sera examiné dans un laboratoire aussi sécurisé que les laboratoires P4. Les échantillons pourraient aussi être analysés dans un laboratoire en Europe.

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