Le point sur les vaccins contre la Covid-19

Le point sur les vaccins contre la Covid-19

Pour stopper la pandémie et retrouver une vie normale, les chercheurs et laboratoires du monde entier se mobilisent pour trouver des vaccins efficaces contre la Covid-19. En plus des mesures barrières, la vaccination permettra de contrôler la propagation du virus et de réduire la mortalité et la morbidité liées à l’infection virale.

Pour garantir la sécurité de son utilisation, le développement d’un vaccin est soumis à des exigences réglementaires strictes. Avant d’être mis à la disposition de la population, le vaccin nécessite la mise en place d’essais cliniques. Les résultats doivent être satisfaisants en termes de réponse immunitaire, d’efficacité, de sécurité et de qualité pour que le vaccin soit validé. Les essais cliniques ont lieu dans différents pays comme la France où il est possible de se porter volontaire pour participer à des essais via la plateforme Covireivac.

L’Agence européenne des médicaments, puis la Commission européenne, ont donné leur feu vert lundi 21 décembre au vaccin de Pfizer et BioNTech contre le Covid-19. Cette autorisation européenne obtenue, la campagne de vaccination commencera en France à la fin de la semaine. Les livraisons se poursuivront en décembre et durant les prochains mois, pour atteindre 200 millions de doses d’ici à septembre 2021, ce qui permettrait de vacciner 100 millions de personnes puisque le vaccin nécessite à ce jour 2 injections à quelques semaines d’intervalle.

Actuellement, la politique de pré-achat du Gouvernement vise à sécuriser l’accès de la France aux vaccins les plus prometteurs, en quantité suffisante et à des conditions tarifaires compétitives. Pour autant, l’achat lui-même restera conditionné aux résultats des essais cliniques et à l’autorisation de mise sur le marché par l’Agence européenne du médicament (EMA).
La Commission européenne a engagé 2,7 milliards d’euros de son instrument d’aide d’urgence pour financer les laboratoires les plus avancés dans leurs recherches. Cet investissement permet également de précommander des doses qui seront partagées entre les Etats membres. La Commission a ainsi conclu 6 contrats de pré-achat de vaccins contre la COVID, pour un total représentant plus d’1 milliard de doses dont 200 millions pour la France. D’autres arriveront.

Ces contrats concernent des laboratoires qui pourraient être prêts dans les prochaines semaines, BioNTech-Pfizer, Moderna ou AstraZeneca ainsi que des laboratoires travaillant sur des solutions attendues pour le printemps ou l’été, comme Sanofi.

L’Agence européenne des médicaments table sur une première autorisation de mise sur le marché avant la fin du mois de décembre 2020, ce qui permettra l’accès à un premier vaccin dès janvier 2021.

Qui sera vacciné ?

Dans son avis publié lundi, la Haute autorité de Santé a établi un ordre très précis des populations à vacciner.

Le déploiement de la vaccination se fera progressivement suivant une logique simple : priorité sera donnée aux publics les plus vulnérables au virus et les plus susceptibles de développer des formes graves de la maladie.

La HAS recommande de vacciner d’abord les personnes âgées en établissements, notamment les EHPAD, ainsi que les personnels y travaillant lorsque ces derniers sont à risque de développer une forme grave du COVID. Cela représente environ 1 million de personnes.

Puis au fur et à mesure des livraisons, le périmètre de la vaccination sera élargi, en commençant par les près de 14 millions de personnes présentant un facteur de risque lié à l’âge ou une pathologie chronique et ainsi que par certains professionnels de santé.

Enfin, comme l’a annoncé le Président de la République, la vaccination sera ouverte à partir du printemps à l’ensemble de la population. Le premier ministre a précisé que la vaccination sera gratuite pour tous.
 

Comment fonctionne un vaccin ?

Lorsqu’on tombe malade, notre système immunitaire se défend en fabriquant notamment des anticorps. Ils sont destinés à neutraliser et aider à éliminer le virus à l’origine de la maladie.

La vaccination s’appuie sur ce mode de fonctionnement : elle introduit dans notre corps un virus inactivé, une partie du virus ou même un ARN messager. Notre système immunitaire produit des anticorps en réaction à cette injection. Ainsi, le vaccin permet que notre système immunitaire reconnaisse spécifiquement l’agent infectieux s’il s’introduit dans notre organisme. Il sera alors détecté, neutralisé et éliminé avant qu’il ne puisse nous rendre malade.

Pourquoi mettre en place la vaccination ?

La vaccination permet de se protéger et de protéger les autres. Couplé avec les mesures barrières, le vaccin contribuera à maîtriser l’impact de l’épidémie de la Covid-19 sur le long terme.

Selon la Haute autorité de la Santé (HAS), les premiers objectifs du programme de vaccination seront de réduire la morbidité et la mortalité attribuables à la maladie (hospitalisations, admissions en soins intensifs et décès) et de maintenir les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé pendant l’épidémie.

Pour en savoir plus sur la vaccination

Le site du ministère des Solidarités et de la Santé, pour s’informer sur les politiques vaccinales et le Covid-19.

Le site de la Haute autorité de Santé (HAS), pour s’informer sur les recommandations vaccinales.

Le site vaccination-info-service.fr, pour s’informer sur la vaccination.

Le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour s’informer sur l’autorisation des essais cliniques et la sécurité des vaccins.

Le site l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) pour s’informer sur la recherche médicale.

Le site Covireivac, pour devenir volontaire pour tester les vaccins Covid.

Source : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/vaccins

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