Coronavirus : attention aux fausses informations sur la Covid-19 circulant sur les réseaux sociaux

Coronavirus : attention aux fausses informations sur la Covid-19 circulant sur les réseaux sociaux

Tandis que l’épidémie de Covid-19 se propage en France, de nombreuses informations circulent sur les réseaux sociaux ou par le biais de plateformes de messagerie. Ces messages contiennent parfois des informations erronées et s’appuient notamment sur la prétendue expertise de chercheurs de l’Institut Pasteur. L’Institut Pasteur vous invite à ne surtout pas prendre en compte ces informations et à ne pas les relayer. 
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Les chercheuses et les chercheurs de l’Institut Pasteur sont mobilisés depuis les tout premiers jours de l’épidémie de Covid-19 pour faire face à cette situation exceptionnelle.

Mis à jour le 1er décembre 2020.

NON, l’Institut Pasteur n’a pas créé le virus SARS-CoV-2 et ne l’a pas relâché dans la ville de Wuhan pour provoquer la pandémie et mettre en cause les autorités chinoises 

Démenti du 22 octobre 2020. Mis à jour le 1er décembre 2020.

Après une première vidéo diffamatoire en mars 2020, de nouvelles vidéos circulent depuis fin août 2020, prétendant retracer l’histoire soi-disant préméditée de la pandémie de Covid-19. Les informations communiquées dans ces vidéos sont fausses.

  • Le coronavirus SARS-CoV-2 n’a pas été créé par l’Institut Pasteur.
  • L’Institut Pasteur n’a pas relâché de virus en Chine dans la ville de Wuhan !
  • L’Institut Pasteur n’est pas un laboratoire du groupe pharmaceutique Sanofi ou de sa filiale Sanofi-Pasteur, c’est une fondation à but non lucratif, indépendante.
  • Affirmer que l’Institut Pasteur aurait pour projet d’asservir et de contrôler la population mondiale est faux et dénué de tout fondement.
  • A la suite de ces propos diffamatoires, et pour la première fois depuis sa création, l’Institut Pasteur a porté plainte.

Explications

1 _ L’Institut Pasteur n’a pas inventé la Covid-19, ni le virus à son origine, le SARS-CoV-2 !

Fake news : NON l’Institut Pasteur n’a pas inventé la Covid-19 ! Explications

Un article scientifique, publié le 17 mars 2020, réfute l’hypothèse qu’une création par un laboratoire puisse être à l’origine de ce virus émergent.

Lire aussi plus bas « Aucun élément factuel n’indique que le coronavirus SARS-CoV-2 aurait été créé par l’homme ».

Rappelons que le coronavirus SARS-CoV-2, responsable la pandémie actuelle de Covid-19, est différent du SARS-CoV-1 ayant entrainé une épidémie en Asie du Sud-Est en 2003. Il est scientifiquement faux de dire qu’ils sont génétiquement identiques en tout point ou que leur séquence ne diffère que de quelques éléments prétendument issus de la séquence génétique du VIH.

Lire aussi plus bas « Non, le SARS-CoV-2 n’a pas été créé en laboratoire à partir du VIH ! ».

Ces deux virus, SARS-CoV-1 et SARS-CoV-2, appartiennent bien à la famille des coronavirus (qui comptent également d’autres virus) mais sont deux virus bien distincts.

L’Institut Pasteur n’a pas inventé de virus (pas plus le SARS-CoV-2 que le SARS-CoV-1) mais il a inventé, en 2004, un candidat-vaccin contre le précédent coronavirus appelé SARS-CoV-1.

Lire plus bas « L’Institut Pasteur n’a pas inventé la Covid-19, ni le virus à son origine, le SARS-CoV-2 ! ».

Ce candidat-vaccin contre SARS-CoV-1 a ainsi fait l’objet d’un brevet, déposé en 2004, qui mentionne une souche particulière du SARS-CoV-1, virus lui-même découvert et décrit en mars 2003, soit plusieurs mois avant le dépôt du brevet. L’institut Pasteur a alors proposé plusieurs stratégies susceptibles de permettre de développer un vaccin (celles décrites dans ce brevet), parmi lesquelles : un vaccin basé sur le virus utilisé dans le vaccin contre la rougeole et un autre basé sur un vecteur lentiviral. Ces deux approches scientifiques pour développer un candidat vaccin, alors proposées contre le virus SARS-CoV-1, font aujourd’hui l’objet de nouvelles recherches pour lutter contre le virus SARS-CoV-2 et la pandémie de Covid 19 (nouvelles pistes vaccin SARS-CoV-2 / vecteur rougeole ; vaccin SARS-CoV-2 / vecteur lentiviral).

Notons que ce candidat-vaccin contre le SARS-CoV-1 a été testé à l’époque avec succès sur un modèle animal de l’épidémie de SRAS (SARS-CoV-1) de 2002-2003. Mais ce candidat-vaccin n’a jamais été ni testé sur l’homme, ni commercialisé, l’épidémie étant heureusement terminée.

2 _ L’Institut Pasteur n’a pas relâché de virus en Chine dans la ville de Wuhan !

Il est faux et calomnieux d’affirmer que l’Institut Pasteur aurait relâché le coronavirus dans la ville de Wuhan, en Chine.

Le « laboratoire P4 » de Wuhan, qui est mentionné dans cette vidéo, est un Institut de recherche qui dépend strictement des Autorités Chinoises et avec lequel l’Institut Pasteur n’a aucune interaction scientifique.

Lire plus bas « L’Institut Pasteur de Shanghai (IPS) n’a pas travaillé sur les coronavirus dans le P4 de Wuhan qui dépend d’un Institut chinois ».

3 _ L’Institut Pasteur est une fondation reconnue d’utilité publique (FRUP), indépendante et à but non lucratif et n’est pas un laboratoire – ou une filiale – du groupe pharmaceutique Sanofi 

L’Institut Pasteur est une fondation à but non lucratif dont la mission est de contribuer à la prévention et au traitement des maladies, en priorité infectieuses, par la recherche, l’enseignement, et des actions de santé publique.

L’Institut Pasteur mène des travaux de recherche – y compris en vaccinologie –  pour mieux comprendre les processus qui induisent les réponses immunitaires et les interactions entre les microbes et leurs hôtes dans un certain nombre de pathologies (dengue, sida, fièvre jaune, Zika… et désormais infection par SARS-CoV-2 / Covid-19), afin d’ouvrir la voie à l’élaboration de stratégies de prévention innovantes et de proposer des candidats vaccins vers des développements, le cas échéant réalisés par des industriels.

Aujourd’hui, l’Institut Pasteur ne fabrique ni ne commercialise lui-même de vaccins.

En savoir plus sur l’Institut Pasteur

4 _ Affirmer que l’Institut Pasteur aurait pour projet d’asservir et de contrôler la population mondiale est faux et dénué de tout fondement. 

Le fait d’incriminer faussement une personne physique et/ou morale pour des faits qu’elles n’ont évidemment pas commis constitue un acte grave et sérieux. Ces diffamations publiques, proférées de manière inconsidérée sur les réseaux sociaux et relayées sans analyse ni enquête sur les faits, alimentent à dessein un climat de défiance. 

5 _ L’Institut Pasteur a saisi la justice contre les propos mensongers et diffamatoires qui circulent sur internet.

En se fondant sur la lecture erronée d’un brevet, plusieurs vidéos accusent l’Institut Pasteur d’avoir créé le Coronavirus.  En réponse à ces propos faux et diffamatoires, l’Institut Pasteur a de nouveau saisi la justice d’une plainte contre X pour diffamation auprès du Doyen des Juges d’Instruction du Tribunal Judiciaire de Paris dès le mois de septembre.

Ces accusations ont déjà été démenties plusieurs fois depuis le mois de mars. A la suite d’une première vidéo diffamatoire diffusée en mars 2020, un jugement a été rendu en faveur de l’Institut Pasteur, le 2 novembre 2020, condamnant l’auteur des faits pour diffamation. 

Lire l’actualité : Covid-19 : le tribunal correctionnel de Senlis condamne pour diffamation l’auteur d’une vidéo ‘fake news’

Au-delà de démentir fermement ces affirmations mensongères et de rappeler la réalité des faits et des connaissances, il s’agit aussi de dénoncer des injures et menaces à l’encontre des salariés et chercheurs de l’Institut Pasteur et d’éviter qu’elles ne se reproduisent.

Face aux fausses informations et aux propos mensongers diffusés à son sujet, l’Institut Pasteur dépose et déposera plainte chaque fois que nécessaire.


NON, le SARS-CoV-2 n’a pas été créé en laboratoire à partir du VIH !

Démenti du 18 avril 2020. Mis à jour le 1er décembre 2020.

Une nouvelle controverse : le SARS-CoV-2 résulterait d’une erreur humaine commise dans le laboratoire de niveau P4 de Wuhan. En recherchant un vaccin contre le VIH, des chercheurs auraient par mégarde laissé échapper ce nouveau virus. Une des preuves de cette thèse résiderait dans la présence, dans le génome du SARS-CoV-2, de séquences correspondant au VIH, hypothèse qui aurait été validée par une publication scientifique indienne.

  • Les homologies entre la séquence du VIH et celle du SARS-CoV-2 n’ont aucune signification.
  • Cette thèse repose sur une lecture erronée d’un article transitoirement posté sur un site internet, dont les nombreuses erreurs méthodologiques et inexactitudes ont été depuis dénoncées par la communauté scientifique, conduisant à la rétraction de l’article par ses auteurs.
  • Aucun élément factuel n’indique que le coronavirus SARS-CoV-2 aurait été créé par l’homme.

Explications

1 _ Les homologies qui peuvent exister entre le génome du VIH et celui du SARS-CoV-2 n’ont aucune signification

Si l’on retrouve bien dans le génome du coronavirus SARS-CoV-2 une séquence aussi présente dans le génome du VIH, cela ne veut pas dire que le SARS-CoV-2 dérive du VIH.

« Les séquences génétiques sont constituées par une suite de lettres. Si on examine une très courte série de lettres prises au hasard dans une séquence, elles peuvent ressembler à un petit fragment d’une autre séquence sans qu’il y ait un lien direct. De manière imagée, si on choisit un mot dans un livre et que ce mot est aussi trouvé dans un autre livre, cela ne veut pas dire que le premier livre a copié le second », Etienne Simon-Lorière, responsable du groupe à 5 ans Génomique évolutive des virus à ARN à l’Institut Pasteur.

2 _ Cette thèse repose sur la lecture erronée d’un article présentant de nombreuses erreurs méthodologiques et inexactitudes, dénoncé depuis par la communauté scientifique

La théorie selon laquelle le SARS-CoV-2 dériverait du VIH repose sur une analyse incorrecte d’un article publié par des chercheurs indiens sur un site ouvert d’open science, appelé BioRxiv. « Il y a effectivement une étude scientifique qui a été déposée sur ce site internet où les chercheurs peuvent mettre leurs résultats, mais ces derniers ne sont pas validés », confirme Olivier Schwartz, responsable de l’unité Virus et immunité à l’Institut Pasteur (voir aussi France Culture).

Cette étude indienne, initialement mise en ligne sans relecture critique (ce qui est le principe de ce type de site d’open science) puis vivement critiquée par la communauté scientifique pour ses approximations, a été retirée par la suite par les auteurs eux-mêmes, du fait des erreurs méthodologiques qui ont été pointées du doigt par leurs pairs.

Depuis, le site d’open science BioRxiv rappelle à son tour par un bandeau que toutes les études qu’il héberge n’ont pas encore été soumises à une validation par des pairs (cf. Les Décodeurs, Le Monde).

3 _ Un article publié dans Nature Medecine a confirmé depuis qu’il n’y a aucun élément indiquant que le coronavirus SARS-CoV-2 aurait pu être créé par l’homme

Un article scientifique, du 17 mars 2020, réfute l’idée d’une création par un laboratoire (The proximal origin of SARS-CoV-2, Kristian G. Andersen, Andrew Rambaut, W. Ian Lipkin, Edward C. Holmes & Robert F. Garry. Nature Medicine – 2020).

Lire aussi plus bas « Aucun élément factuel n’indique que le coronavirus SARS-CoV-2 aurait été créé par l’homme ».


NON, rien ne prouve que le coronavirus aurait été créé en laboratoire !

Démenti du 23 mars 2020. Mis à jour le 1er décembre 2020.

Suspicion récurrente dans les théories complotistes autour du virus SARS-CoV-2 : la présence d’un laboratoire de type P4 à Wuhan, ville où est apparu le virus. D’après les controverses conspirationnistes, le SARS-CoV-2 se serait répandu à cause d’une chauve-souris sur laquelle on aurait effectué des tests et qui se serait ensuite échappée… Et l’Institut Pasteur y serait lié… C’est totalement faux. Quatre choses à retenir :

  • Aucun élément factuel n’indique que le coronavirus SARS-CoV-2 aurait été créé par l’homme.
  • Le laboratoire de type P4 de la ville de Wuhan, ville où est apparu le virus SARS-coV-2, n’a rien à voir avec l’Institut Pasteur de Shanghai (IPS).
  • Cette rumeur n’a aucun lien avec les anciens travaux de l’Institut Pasteur (Paris) sur SARS-coV-1, précédent coronavirus apparu en Chine en 2002-2003.
  • Les vidéos diffamatoires qui circulent sur le web sont totalement fausses.

Explications

1 _ Aucun élément factuel n’indique que le coronavirus SARS-CoV-2 aurait été créé par l’homme

Un article scientifique, publié le 17 mars 2020, réfute l’idée d’une création par un laboratoire. Dans cette étude, les chercheurs examinent ce qui peut être déduit de l’origine du coronavirus SARS-CoV-2, à partir d’une analyse comparative des données génomiques. Ils décrivent les caractéristiques notables de son génome et discutent des scénarios par lesquels elles auraient pu se produire. Leurs analyses montrent clairement qu’il n’y a aucune indication que le SARS-CoV-2 pourrait être une construction de laboratoire.

The proximal origin of SARS-CoV-2, Kristian G. Andersen, Andrew Rambaut, W. Ian Lipkin, Edward C. Holmes & Robert F. Garry. Nature Medicine (2020)

2 _ L’Institut Pasteur de Shanghai (IPS) n’a pas travaillé sur les coronavirus dans le P4 de Wuhan qui dépend d’un Institut chinois

La collaboration scientifique avec la Chine sur les pathogènes les plus dangereux (dits de classe 4, c’est-à-dire ne pouvant faire l’objet de recherche que dans des laboratoires ultra-sécurisés, dits P4) et les virus émergents s’inscrit dans le contexte d’un accord franco-chinois en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes, signé à Pékin le 9 octobre 2004. Elle s’inscrit aussi dans la logique du règlement sanitaire international de 2005, postérieur à l’accord, qui sanctuarise le principe de confinement à la source dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Cette coopération intergouvernementale a conduit :

  • D’une part, la construction du Laboratoire national de haute sécurité biologique de Wuhan (laboratoire P4) sur le campus de l’Institut de virologie de Wuhan (IVW).
    Placé sous l’autorité d’un comité de pilotage franco-chinois au sein duquel l’Institut Pasteur ne siège pas, les activités de ce laboratoire P4 sont sous la responsabilité d’un directeur chinois, nommé par les autorités chinoises.
  • D’autre part, la création de l’Institut Pasteur de Shanghai (IPS), centre de recherche qui dispose d’un statut particulier au sein de l’Académie des sciences de Chine (IPS-CAS).
    L’IPS dispose d’un système de gouvernance basé sur un conseil d’administration et un conseil scientifique paritaires, le premier co-présidé par le directeur général de l’Institut Pasteur et le second présidé par M. Kourilsky, professeur honoraire au Collège de France, et ancien directeur général de l’Institut Pasteur.

Le laboratoire P4 a bien été conçu et construit avec l’aide de la France, dans le cadre de l’accord de coopération de 2004. Mais l’Institut Pasteur de Shanghai (IPS) est bien un institut franco-chinois autonome et distinct.

Concernant les prétendus travaux de l’Institut Pasteur de Shanghai (IPS) sur le coronavirus

Dès l’émergence du nouveau coronavirus respiratoire à Wuhan, et conformément à son mandat, l’Institut Pasteur de Shanghai (IPS) a joué son rôle de plateforme de coopération franco-chinoise pour aider à mieux comprendre et appréhender l’évolution de ce nouveau virus, publiant, dès les premières semaines, un article sur la structure tridimensionnelle du virus. Les experts scientifiques ont par ailleurs proposé leurs services au China CDC ainsi qu’à l’Institut de Virologie de Wuhan pour venir prêter main forte aux équipes sur place, mais ils n’ont pas été sollicités.

L’IPS n’a aucun projet actif ni au sein du laboratoire P4 de Wuhan, ni même au sein des P3 de Wuhan !

L’IPS a donc apporté son soutien actif aux autres instituts de la région Asie (Hong Kong, Laos, Cambodge essentiellement) et s’est mobilisé pour participer à la préparation des pays les plus exposés (y compris les instituts Africains).

3 _ L’Institut Pasteur (Paris) a bien réalisé des recherches en France sur un précédent coronavirus (SARS-CoV-1), qui n’a rien à voir avec SARS-CoV-2 responsable de la Covid-19 !

L’Institut Pasteur (Paris) a bien réalisé des recherches en France, entre 2002 et 2004, sur un précédent coronavirus (SARS-CoV-1), responsable de l’épidémie de 2003. L’institut a d’ailleurs inventé un candidat-vaccin, en 2004, contre ce SARS-CoV-1.

La construction du laboratoire P4 de Wuhan a débuté en 2011 et il a été inauguré en 2017. Soit plus d’une dizaine d’années après la déclaration d’invention brandie comme preuve dans la vidéo complotiste.


NON, l’Institut Pasteur n’a pas inventé la Covid-19, ni le virus à son origine, le SARS-CoV-2 !

Démenti du 18 mars 2020. Mis à jour le 4 novembre 2020.

Une vidéo postée le 17 mars 2020 prétend – sur une interprétation erronée d’un brevet déposé en 2004 – que l’Institut Pasteur aurait inventé la Covid-19 à des fins mercantiles. C’est faux et dénué de tout fondement. Ces propos sont diffamatoires à l’égard de l’Institut Pasteur et ses collaborateurs.

  • L’Institut Pasteur a inventé un candidat-vaccin, en 2004, contre un précédent coronavirus, appelé SARS-CoV-1.
  • La vidéo complotiste qui circule actuellement sur le web est totalement fausse.

L’Institut Pasteur a pour mission de travailler sur tous les virus émergents. Notamment les coronavirus. Et il existe plusieurs types de coronavirus.

  • En 2002, un premier coronavirus SARS-CoV-1 a émergé en Chine, responsable d’une épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS en français, SARS en anglais).
  • En 2003, cette épidémie s’est étendue à plusieurs pays dans différents continents..
  • A l’époque, les équipes de l’Institut Pasteur se sont mobilisées, en proposant plusieurs stratégies vaccinales, dont un candidat-vaccin basé sur la plateforme rougeole (le vaccin rougeole peut être recombiné et utilisé comme un véhicule pour induire une réponse immunitaire contre d’autres agents pathogènes, ici SARS-CoV-1).
  • En 2004, ce candidat-vaccin contre SARS-CoV-1 a fait l’objet d’une déclaration d’invention (DI).
  • Le brevet déposé concernait bien le SARS-CoV-1 (responsable de la maladie dite SRAS en 2002-2003), qui est très différent de SARS-CoV-2 (responsable de la maladie dite Covid19 en 2019-2020).
  • Le brevet de 2004 décrit la découverte d’une souche particulière du SARS-CoV (coronavirus lui-même découvert et décrit en mars 2003, plusieurs mois avant le dépôt du brevet), puis l’invention d’une stratégie vaccinale contre ce virus, et NON l’invention du virus lui-même !!!
  • Ce candidat-vaccin contre SARS-CoV-1 n’a pas été expérimenté chez l’homme car, quand il était prêt, l’épidémie était heureusement terminée, et il n’y avait plus de patients sur lesquels proposer de le tester.
  • Dans la famille des coronavirus, SARS-CoV-2 fait partie du groupe de virus dits «SARS-like» (ou SARS-CoV).
  • Le savoir-faire développé en 2003 contre SARS-CoV-1, et le candidat-vaccin breveté en 2004, sont actuellement appliqués par les scientifiques concernés pour un projet en cours de vaccin potentiel contre SARS-CoV-2 (responsable de la Covid-19), notamment en utilisant la plateforme rougeole.

Eu égard aux menaces et violences diverses consécutives à la diffusion de cette vidéo de mars 2020, l’Institut Pasteur a été contraint pour la première fois de son existence (depuis 1887) de déposer plainte pour diffamation. (paragraphe ajouté le 4 novembre 2020)

Lire “Covid-19 : le tribunal correctionnel de Senlis condamne pour diffamation l’auteur d’une vidéo ‘fake news’”


NON, l’Institut Pasteur n’est pas informé de la fuite d’une arme bactériologique préfigurant les prémisses d’une 3e guerre mondiale !…

Démenti du 20 mars 2020.

  • Un message audio largement diffusé sur les réseaux évoque une «troisième guerre mondiale» et la «fuite» d’une arme bactériologique chinoise. L’information y est présentée comme émanant de «la mère de ma femme, sa meilleure amie travaille à l’institut Pasteur». Cette information est bien évidemment fausse.

rivadmin

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