Covid-19 : ce que l’on sait sur la mutation du virus au Royaume-Uni

Covid-19 : ce que l’on sait sur la mutation du virus au Royaume-Uni

Une nouvelle souche, identifiée chez plus de 1000 personnes, pourrait être impliquée dans la propagation “exponentielle” du virus dans le sud-est de l’Angleterre.

C’est un coup de massue, deux semaines à peine après la fin du déconfinement. Au Royaume-Uni, le gouvernement a dû se résoudre à prendre de nouvelles restrictions à Londres et dans plusieurs villes du sud-est de l’Angleterre, face à une flambée des cas. Et ce rebond pourrait potentiellement avoir été causé par une mutation du nouveau coronavirus qui a été détectée au Royaume-Uni.  

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Annonçant lundi aux députés ce durcissement, le ministre de la Santé Matt Hancock a expliqué qu’une nouvelle “variante” du virus avait été identifiée dans le pays et signalée à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). De précédentes mutations du SARS-CoV2 ont déjà été observées et signalées dans le monde. Cette souche, identifiée chez plus de 1000 personnes principalement dans le sud de l’Angleterre, pourrait être impliquée dans la propagation “exponentielle” du virus dans cette région, sans que l’on sache “dans quelle mesure”, selon Matt Hancock. 

Encore trop tôt pour évaluer les risques

On ignore encore si ce virus est plus fréquent car il se trouve dans une zone où de toute manière l’épidémie gagne du terrain ou si c’est le virus “lui-même” qui arrive à se transmettre plus facilement, a expliqué lors d’une conférence de presse le médecin-chef Chris Whitty. Les autorités sanitaires se veulent toutefois rassurantes, précisant que rien n’indique jusqu’ici qu’elle entraîne une forme plus grave de la maladie, ni qu’elle ne réponde pas à un vaccin

Déjà plus d’une vingtaine de mutations recensées

En 2006, un an après l’apparition de la grippe aviaire, une équipe de chercheurs a lancé le Global Initiative on Sharing Avian Influenza Data (GISAID), une base de données accessible par les chercheurs du monde entier afin de partager des informations. Depuis, le GISAID a été utilisé pour alerter sur les différentes mutations du coronavirus. Depuis l’arrivée du Covid-19 en Chine à Wuhan, 25 mutations ont été découvertes, explique Le Parisien. Mais aucune d’entre elles n’a provoqué chez les hommes des effets radicalement opposés à ceux que l’on connaît aujourd’hui.  

“La grande majorité des mutations observées dans le SRAS-CoV-2 n’ont aucun effet apparent sur le virus et seule une très petite minorité est susceptible d’être importante et de modifier le virus de manière conséquente (par exemple, une modification de la capacité à infecter les personnes; provoquer une maladie de gravité différente ou devenir insensible à l’effet de la réponse immunitaire humaine, y compris la réponse générée par un vaccin)”, précise le consortium COVID-19 Genomics UK sur son site.  

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